Somme nous trop nombreux sur la planète pour pouvoir lutter contre le réchauffement climatique ?

Le jeu. 31 octobre 2019 Par aegirs  | Catégorie : divers

Tags :

 

Certaines personnes [1] pensent que le meilleur moyen que nous avons de tempérer efficacement le réchauffement climatique serait de limiter le nombre des naissances afin d'inverser l’accroissement de la population.

L'idée vient du constat simple que d'une part on doit limiter les émission de CO2 en dessous d'un seuil maximum et d'autre part que la production de CO2 peut être analysée comme étant la production moyenne par habitant multiplié par habitant.

Pour dire les choses simplement il faudrait que :

CO2 moyen par habitant x Nombre d'habitant < taux maximum préconisé par le GIEC

On peut donc agir sur le taux de CO2 émis par chaque personne ou sur ne nombre de personnes qui émettent.

Si on agit sur premier tableau, le CO2 moyen, il faudrait consommer mieux, mais surtout moins.

Un contre argument parfois entendu, c'est que ce sont moins les personnes que les entreprises qui émettent le CO2, mais c'est oublier que si ces entreprises polluent, c'est au final pour l'usage de particuliers en bout de chaîne.

Dire que ce n'est pas l'individu qui pollue en achetant un soda mais l'entreprise, c'est une façon de se voiler la face sur son propre impact sur le climat.

Un autre argument entendu c'est que ce discours est culpabilisant. Oui, certainement, mais faudrait-il continuer comme ça au nom d'un confort psychologique ?

Un problème qu'on observe, c'est que l'humain limite rarement sa consommation [2] sans avoir une cause immédiate qui l'en empêche. C'est pourquoi beaucoup de personnes réceptives à l'écologie espèrent beaucoup des états. Mais il y a une chose qui est rarement explicité, c'est que limiter la capacité de polluer, c'est limiter la capacité de consommer. En d'autres termes une baisse du pouvoir d'achat.

Et ça, ça va poser des problèmes car l'effort à réaliser est plus que négligeable (si on en crois certaines associations écologiques en 10 ans il faudrait diviser par deux sa consommation). Pour les plus aisés il sera plus psychologique que réel mais pour les moins riches ce sera bien plus difficile.

Les moins riches faisant partie de la majorité de la population on ne peut pas les exclure de l'effort à réaliser. Il faudrait donc que les plus riches aident les plus pauvres. Mais y a-t-il assez de richesses ?

Pour donner une idée des ordres de grandeurs on pourrait imaginer une société utopique où on enlèverait les salaires et ensuite prendrait toute la richesse mondiale produite pour la répartir équitablement [3] sur toute la population. Ce qui donnerait une revenu mensuel au gens de 850 euros environs. Et ça c'est avec la richesse produite avant qu'on diminue la consommation.

Bref, si les riches ont clairement un effort supplémentaire à fournir, il est peu probable que tout l'effort qu'ils puissent fournir soit vraiment significatif.

Vous êtes déprimé ?

Attendez ! N'oubliez pas que pendant ce temps là la population augmente et empire le problème...

Evolution de la population mondiale

Finalement ne faudrait-il pas jouer aussi sur le deuxième tableau ?

[1]Pour ceux que ça interresse je conseille la lecture de l'article de environnement, population, diveau de vie paru dans la revue Le débat de Septembre-octobre 2019 https://www.cairn.info/revue-le-debat-2019-4-page-103.htm?contenu=resume
[2]Le propos est simplifié car évidement si toute consomation de biens va polluer, toutes ne génèrent pas la même polution.
[3]Il n'y a pas de raison qu'on en donne moins à certains pays sous prétexte qu'ils sont déja pauvre, vu qu'il s'agit de limiter les effet de la pauvreté sur l'effort à fournir et de toute façon 850 euro par personne c'est si aucune richesse n'est réinvestie, donc en pratique c'est moins.
 

Commentaires !