Quelle est la part du bitcoin dans le trafic de drogue ?

[EDIT]

La part du bitcoin est en fait 100 fois inférieure à celle annoncée dans cet article. Voir http://aegirs.fr/drogues-btc2.html pour plus de précisions.

[EDIT]

On entend régulièrement des gens demander l'interdiction du bitcoin pour lutter contre le trafic de drogues et cette opinion semble recevoir un écho favorable auprès d'un public peu informé.

On pourrait rétorquer qu'avec le même argument on devrait demander l'interdiction de l'argent liquide, ce qui bizarrement ne semble emballer personne. Cette réponse est un peu rapide et il pourrait être intéressant d'en savoir un peu plus sur la part du bitcoin dans ce trafic.

Les transactions en bitcoins ne sont pas nominative mais sont publique et irrévocables (pensez y si vous comptiez acheter de l'herbe sur le darknet, dans le cas où votre adresse bitcoin serait identifiée le juge prendra certainement un grand plaisir à étudier l'historique de vos transaction ;-)). Il est donc possible de faire des statistiques intéressantes.

Si on compare le chiffre d'affaire annuel estimé de lié à la vente de drogue au volume annuel échangé en bitcoin on obtient ceci :

47000000000$ vs 243000000000$

C'est à la fois peu et beaucoup et surtout on ne sait pas à quoi sont utilisé tout ces bitcoins. Il faut donc enlever toute les transactions identifiées comme non illégales telle que les transactions liées à la spéculation. Le ratio est à peu près le suivant :

25/75

Dans la partie restante, la majorité est certainement utilisé à des usages non illégaux, mais comme je ne peux pas le prouver [1] prenons l'hypothèse que tout est lié à ce trafic.

Pour pouvoir comparer ce chiffre au chiffre d'affaire de la drogue il ne faut en compter qu'un tiers. En effet quelqu'un voulant acheter pour 100$ de fils de bananes devra d'abord acheter des bitcoins ce qui va générer une première transaction, acheter le produit, ce qui va générer une seconde transaction, et le vendeur pour récupérer sa mise va revendre les bitcoin reçu, ce qui va faire une troisième transaction. Au final pour 300$ échangé sur le réseau qu'il n'y aura que 100$ de chiffre d'affaire pour le vendeur.

Ce qui nous donne le schéma suivant :

25/75

En bref, ce n'est pas le bitcoin qui va changer grand chose au trafic de drogue et les dealers ne risquent pas de quitter la rue avant longtemps.

Certains points on été simplifié mais au vu des hypothèses prises cela ne devrait pas changer significativement les choses. Si vous avez des pistes pour affiner encore ce résultat, je suis preneur.

Les données ayant permis de rédiger cet article proviennent principalement de :

https://blockchain.info/charts

http://www.planetoscope.com/drogues/890-chiffre-d-affaires-du-trafic-de-drogues-dans-le-monde.html

[1]Mais voir http://aegirs.fr/drogues-btc2.html

Commentaires :

Tkol

Bonjour,

Je ne comprends pas la logique du raisonnement.

Prenons un exemple fictif pour illustrer pourquoi je ne comprends pas.

Imaginons que les chiffres du nombre d'arrestations des opposants politiques en Chine soient les suivants: 95% des gens arrêtés le sont par des méthodes traditionnelles, 5% le sont par des méthodes de surveillance d'internet.

Est-ce que cela justifierait, selon vous, que les critiques soulignant le danger de la surveillance d'internet sont illégitimes ?

Et que se passera-t-il quand les opposants se mettront à mieux se protéger des techniques traditionnelles et ne seront mis en danger que par la surveillance d'internet ? Bref, ce qui compte, c'est la capacité potentiel de l'outil à être utilisé pour des actes répréhensibles, pas le fait que cette capacité soit exploité aujourd'hui à son plus grand potentiel ou non.

Il serait également intéressant de comparer les gains de la drogue relativement à l'usage du bitcoin: si, par exemple (de nouveau, ces chiffres sont 100% fictifs, c'est pour illustrer le raisonnement), 1% des transactions financières traditionnelles, utilisant l'argent traditionnel, sont des transactions liées à la drogue, et que 5% des transactions financières en bitcoin sont des transactions liées à la drogue, alors, les critiques sont justifiées: comment expliquer que le bitcoin soit plus utilisé pour les drogues s'il était faux que l'usage du bitcoin apporte certains avantages ?

Finalement, concernant le fait que les transactions sont publiques et irrévocables, que se passe-t-il si je procède de la manière suivante:

1) j'achète des bitcoins pour X euros, dans le portefeuille A, à partir d'un compte traditionnel (et donc relié à mon identité bancaire via la transaction bancaire)

2) je crée un second portefeuille B vide, qui lui ne comporte aucune information pouvant indiquer le propriétaire

3) je fais une transaction du portefeuille A au portefeuille B

4) j'utilise tout l'argent du portefeuille B pour acheter de la drogue

5) j'efface/abandonne le portefeuille B maintenant vide

Alors, certes, la transaction B <-> drogue est publique. La transaction A <-> B l'est aussi. Mais personne ne peut prouver que c'est moi le propriétaire du portefeuille B. Pire, si on vient me reprocher quoi que ce soit, cela veut dire que c'est dangereux pour moi, innocent, d'utiliser les bitcoins: on peut venir me demander des comptes si quelqu'un avec qui j'ai échangé a ensuite acheté de la drogue.

aegirs

@Tkol

Bonjour,

Pour être clair je ne défends absolument pas la vente de drogues en ligne, j'essaye juste de la quantifier et de montrer que l'usage de bitcoin pour l'achat de drogue est très rare comparé aux achats en liquide, et qu'il ne peut pas y avoir plus du quart des transactions en bitcoins directement impliquées dans ces transactions illégales.

Concernant la capacité potentielle de l'outil à être utilisé pour des actes répréhensibles, cette problématique se retrouve pour beaucoup d'outils. Je parlais du liquide, mais on pourrait penser aux couteaux... Pour reprendre ton analogie, je dirais qu'interdire le bitcoin pour lutter contre la drogue reviendrait à interdire internet pour lutter contre les arrestations d'opposants politiques.

Après, pour tempérer ma dernière phrase (les analogies c'est souvent un peu foireux), je suis d'accord que la question peut se poser et qu'il s'agit d'une balance avantages/inconvénients, mais dans ce cas, où met-on le curseur ? Dans le cas dont on parle le nombre de consommateurs s'en retrouve pas ou très peu changé, l'inconvénient me parait donc faible, mais c'est certainement ce dernier point qui est délicat à trancher.

Il y a effectivement des avantages dans le bitcoin pour ce commerce, c'est surtout que c'est une méthode faisable en ligne, simple pour le client et où tu n'es pas obligé d'associer ton compte à une identité. Il est cependant loin d'être parfait pour cet usage (le liquide l'est beaucoup plus, juste qu'en ligne c'est plus compliqué) et maintenant qu'il est plus connu je ne serai pas étonné que beaucoup aient des soucis de ce coté. Cette vidéo pourrait d'ailleurs t'intéresser : https://www.youtube.com/watch?v=CeYJJiPYjP0

Dans l'exemple de transaction que tu donnes, si on identifie ton compte initial et un compte n+1 qui achète de la drogue, ça sera peu suspect. Si on identifie 50 transactions similaires ça le sera un peu plus. Et si en plus tu es pris en flagrant délit, ça ne va pas arranger tes affaires.

Tkol

@ Aegirs,

Merci de cette réponse.

Je pourrais discuter longtemps, mais je vais me contenter de quelques points.

1) Je comprends la démarche de quantifier, mais cela ne permet pas de répondre aux critiques. D'ailleurs, le pourcentage par rapport aux gains n'est pas intéressant, la question est simplement de savoir si c'est bénéfique au trafic ou pas. Un exemple dans un contexte différent: la déréglementation des casinos est très bénéfique au trafic de drogue, parce qu'elle permet de blanchir de l'argent, et pourtant, le casino lui-même ne rapporte aucun gain.

2) Je déteste cette analogie du couteau (en elle-même, elle permet de justifier n'importe quoi: le contrôle des armes à feu, le vote électronique, l’ingénierie fiscale, ...). Le couteau est dangereux parce qu'il coupe, mais c'est également parce qu'il coupe qu'il est utile. Le problème, c'est que de nombreuses critiques du bitcoin ne sont pas nécessaire pour obtenir les avantages qu'il apporte. Par exemple, si le réseau n'accepte que les portefeuilles authentifiés par un ou plusieurs organismes, ces organismes ayant un responsable légal et assumant la responsabilité si un de leur utilisateur n'est pas identifiable, on conserve tout les aspects intéressants du bitcoin (y compris l'anonymat), mais on rend beaucoup plus difficile les aspects critiquables. Je trouve qu'il est malhonnête intellectuellement de prétendre que certains critiquent les couteaux, alors qu'ils critiquent le fait qu'on a inutilement attaché un lance-flamme sur le couteau.

3) Merci pour la vidéo. Beaucoup d'éléments vont dans le sens que je voulais souligner. D'abord, bitcoin est bel et bien une complication, un système mal-conçu pour répondre au besoin d'éviter les actes illicites. Il y a des moyens d'essayer de le contrôler. Mais ce n'est pas un bon argument. Est-ce que je peux dire que ça ne vaut pas la peine d'interdire le vol d'objet, vu que de toutes façons, sans cette loi l'interdisant, il suffit de tout attacher chez soi avec des cadenas ? Ensuite, aucune de ces techniques n'est fiable à 100%, et on peut chaque fois imaginer assez facilement un système pour camoufler les traces significatives. Et finalement, comme le dit le présentateur, ce système n'apporte aucune preuve juridique. Cela répond à votre commentaire sur mon exemple: même si je me contente d'un seul portefeuille intermédiaire (camoufler l'opération avec plusieurs portefeuilles et plusieurs sources d'argent est très facile), je peux carrément me rendre moi-même au commissariat et leur montrer les logs des transactions, ils ne peuvent pas me condamner, car même si je suis suspect, il n'y a aucune preuve que le second portefeuille est bien le mien.

aegirs

@Tkol

Je vais aussi faire court parce que je pense que quasiment tout est dit

Juste deux choses qui pourraient t'intéresser, jette un œil à ce qu'on appelle un faisceau de présomption ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Preuve ) et au début de ce document où il est expliqué la philosophie sous-jacente à la création du bitcoin : https://bitcoin.org/bitcoin.pdf

Tkol

@ Aegirs,

Euh, si avoir donné de l'argent à un portefeuille anonyme qui ensuite achète de la drogue est un faisceau de présomption et est accepté comme tel par un juge, alors Bitcoins est *DANGEREUX, car je peux facilement être inculpé alors que je suis innocent. Bref, quoi que tu dises, ton raisonnement se plante : - si tu prouves que le deuxième porte-feuille est une preuve, tu prouves que bitcoins est dangereux pour l'utilisateur - si tu prouves qu'on peut s'innocenter d'un système à deux porte-feuilles, tu prouves qu'on peut utiliser bitcoins en cachant son identité malgré le fait que les transactions sont en clair.

Quant à la philosophie sous-jacente de bitcoins, merci, mais cela ne répond absolument en rien aux critiques. (Et, au fait, dans le document, lorsqu'il parle de se passer d'un tiers de confiance qui, selon lui, pose problème (il faut encore démontrer que ce problème est suffisamment grand pour *accepter les problèmes qu'engendre le bitcoin), cela fait référence à un médiateur qui valide ou non la transaction. Je n'ai personnellement jamais parlé d'un tel maillon. Confondre ça est tout aussi idiot que de prétendre qu'on ne peut pas utiliser bitcoins à travers tor parce que tor met en jeu des intermédiaires supplémentaires pour établir la connection.)

Désolé, je ne suis pas du tout "anti-bitcoins", mais pour le coup, certaines critiques sont simplement laissées sans aucune réponse valide.

aegirs

@Tkol

Le bitcoin est effectivement dangereux pour les trafiquants. Toutefois si cette histoire de faisceau de présomption t'inquiète, tu devrais t'inquiéter pour plein d'autres chose comme du fait que ton opérateur puisse localiser ton téléphone à proximité d'une zone où un vol à lieu. Dans ce cas ci c'est pareil, si ça arrive une fois on considérera comme faible la probabilité que tu ai participé à ce vol. Par contre si ça t'arrive une cinquantaine de fois dans l'année ça pourra être vu comme très suspect.

J'espère cependant que ce type de cas théoriques ne t'inquiète pas trop dans la vraie vie parce que les risques d'être condamné à tort sont très négligeables (et les types qui jugent sont sensé avoir un minimum de jugeote) et qu'une existence sans risques ça n'existe pas.

(Pour la décentralisation, à un moment tu parles d'organismes d’authentifications qui, si ce n'est pas à proprement parler une centralisation, tend à s'en rapprocher)

Tkol

@ Aegirs,

Donc, tu confirmes bien ce que je dis: utiliser bitcoins "intelligemment" pour acheter de la drogues (c-à-d en utilisant une chaine de porte-feuilles complexe) permet d'être autant inquiété que le fait d'être arrêté pour être passé à proximité d'un lieu de vol.

D'ailleurs, es-tu prêt à prouver ce que tu affirmes ? Je te propose de me faire un versement en bitcoins sur un portefeuille qui m'appartient (mais il a été créé anonymement) (je peux te "faire un don" pour te rembourser). Ensuite, je ferais ce que je veux avec cet argent. Vu que tu prétends que le juge n'est pas idiot, tu ne risques rien. Et vu que de mon côté, je peux prendre soin d'être anonyme (au pire, je peux prétendre que tu n'as jamais répondu à cette proposition mais que tu as profité de l'occasion pour créer un second portefeuille, l'approvisionner et l'utiliser pour des trucs illégaux), je ne risque rien non plus.

À propos de centralisation: de quoi tu parles exactement ? Est-ce une référence au document sur la création de bitcoins ? Celui-ci propose une solution pour contourner le problème de "double-spending", qui est habituellement résolu par un tiers centralisant mais qui a le désavantage de nécessité la médiation du tiers, ce qui est couteux.

Où, dans ce document, est-il dit que la centralisation *en soi, dans tout les cas, est le problème ?*

Ce qui est dit, c'est que la centralisation *pour résoudre le problème de double-spending est un problème.*

D'ailleurs, si tu es contre la "centralisation" dont il est question dans mon message précédent, alors, tu es contre TOR: les "organismes" que je propose sont totalement l'équivalent des exit nodes: n'importe qui peut créer un tel "organisme" (la seule obligation, c'est d'enregistrer un responsable légal, comme n'importe quelle association).

aegirs

@Tkol

Pour moi la discussion tourne en boucle car j'ai l'impression que tu as une approche un peu manichéiste.

Bien sûr qu'on peut acheter de la drogue avec des BTC mais il y a une part de risque (plus ou moins forte suivant comment tu t'y prend) que tu n'as pas avec de l'argent liquide.

Concernant la centralisation la question n'est pas de savoir si c'est bien ou mal en général. Juste que l'idée derrière le bitcoin est de s'en passer pour les transactions financières et, contrairement à ce que tu dis, dans le premier paragraphe de ce document il est dit que l'idée de base est de se passer d'intermédiaire central.

Tu te contredis d'ailleurs dans ton message en disant que la centralisation est une solution techniquement valable pour éviter la double dépense (je suis d'accord) et tu dis ensuite exactement l'inverse...

Ensuite tu me fait une proposition inacceptable (je n'ai aucune garantie de retour de btc et aucun intérêt à le faire) et tu considères que si je refuse c'est la preuve que tu as raison.

En dernier lieu tu ramènes la discussion à TOR alors qu'il s'agit d'un sujet totalement différent (le but, l'usage et la technique n'ont rien à voir).

En bref, comme je le craignais dans une de mes précédentes réponse, cette discussion tourne en rond car je pense que tes arguments ne sont pas recevables et tu penses visiblement la même chose des miens. Du coup ce sera ma dernière réponse et laisserai le lecteur qui aurait eu le courage de lire jusqu'ici le soin de se faire son avis.

Tkol

@ Aegirs,

Je ne comprends pas en quoi mon approche est manichéiste. Au contraire, pour moi, les risques sont un spectre continu, ce qui implique qu'il y a des régions grises. Selon moi, ces régions sont plus étendues que dans les systèmes classiques: il est plus facile de faire passer une transaction "pour cacher le client initial" comme étant une transaction totalement honnête. Ceci existe également dans le système classique, mais cela requiert des montages financiers qui sont très difficiles à mettre en place pour un particulier. Pour créer un compte qui n'a pas l'air d'être le tien, c'est assez difficile dans le système classique (il faut sans doute monter une société écran, ...) tandis que c'est immédiat avec les bitcoins.

En ce qui concerne la centralisation: Le débat n'a pas vraiment lieu d'être, vu que ce que je propose n'est pas plus centralisé que Tor (Tor est un autre sujet, mais personne ne va prétendre que Tor est centralisé). Dit autrement: tu confonds "centralisation" et "élément particulier". La centralisation, c'est quand un unique intermédiaire est nécessaire. Ce n'est pas le cas ici: tout le monde peut jouer le rôle qui selon toi est "centralisé". Comme dans Tor, les nœuds de sortie sont décentralisés, il suffit de créé un nœud de sortie à la maison. Pareil dans ce dont je parlais: il suffit de créer une association à la maison. Il n'y a pas d'organisme central, il n'y a aucun pouvoir centralisant. Juste une association d'utilisateur, dont certains choisissent, librement, de jouer un rôle particuliers. Si tu veux un autre exemple: internet n'est pas centralisé, mais certains participants jouent un rôle particuliers en créant leur propre serveurs. Les serveurs web ne sont pas la même chose que les clients. Cela ne veut pas dire que internet est centralisé. Mais je ne comprends pas même ton argument sur le fait que la centralisation est mauvaise: tu sembles confondre "intermédiaire" et "intermédiaire médiateur". C'est uniquement le deuxième que bitcoin veut éviter.

À propos de la proposition inacceptable: Cette proposition met simplement en lumière le paradoxe de ton raisonnement: si c'est vrai que si je camoufle mes transferts je serais pris, alors, ça implique que je peux faire en sorte que tu sois pris. C'est de la logique de base: A donne à B et B utilise pour faire X. Peu importe qui est A, la transaction sera la même. Du coup, soit A est jugé innocent, auquel cas il suffit que A et B soit la même personne pour que les agissement de B soient sans risque, soit A est jugé coupable, auquel cas il suffit que B fasse quelque chose d'illégal pour que A soit inquiété. Il n'y a pas d'échappatoire, c'est de la pure logique.

Effectivement, nous tournons en rond, parce que tu es loin de me convaincre que mon raisonnement est faux. Et d'un autre côté, tu sembles vraiment biaisé en faveur du bitcoin: il semble que ton but n'est pas de réfléchir sur le bitcoin, mais de le défendre car tu aimes, idéologiquement, ce concept (ce n'est pas en soi quelque chose de mal, je suis moi-même biaisé en faveur du bitcoin, mais je sais faire la part des choses et reconnaitre les différents aspects, positifs ou négatifs). Du coup, cela est sans doute très difficile pour toi de te rendre compte que mes arguments sont logiques mais que tu les vois comme mauvais simplement parce que ça te déplairait qu'ils soient valides.

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